Château de Chenonceau / 37 / Chenonceau

Faisant parti des châteaux de la Loire, incontournable résidence royale, génie architectural, le château de Chenonceau enjambe aisément le Cher, affluent direct de la Loire. Construit dès le début du XVIe siècle par la famille Briçonnet, il fût la résidence de Diane de Poitiers puis de Catherine de Médicis. Sauvé des révolutionnaires, fin XVIIIe siècle, par Louise Dupin, il servit également d’hôpital durant la première guerre mondiale. Classé Monument Historique en 1840, il est entouré de jardins somptueux, également classés MH en 1962.

Renaissance, renaissance …. Même si l’édifice actuel date de la Renaissance, avec des influences italiennes ; le premier château date de la fin du Moyen-âge. Il existe encore deux vestiges visibles. Aux abords du château, devant la façade Nord, se trouve une plate-forme. Celle-ci était l’emplacement du premier château médiéval de Chenonceau, au XIIIe siècle. Plus, en 1432, grâce à une lettre patente du roi Charles VII, Jean II Marques, le propriétaire du château a l’autorisation de construire un nouveau château plus fortifié. Ainsi, accolé au Cher, cette demeure était flanquée d’une tour à chaque angle. Aujourd’hui, il subsiste encore une tour de défense à droite avant d’entrer dans le château actuel. Cette tour, appelée Tour des Marques, est le seul vestige concret de cette période fin médiévale. Résidence royale, Chenonceau fût acheté par François Ier. Mais ce dernier, las de ce château, n’entreprend pas de restaurations ou de campagnes de décorations. Le roi François Ier préfère alors s’en tenir à la construction de Chambord et aux rénovations de Fontainebleau
La raison de la construction de la galerie sur le cher. En réalité, Diane de Poitiers aimait bien se balader sur la rive gauche du Cher, celle opposée au châtelet. Elle voulait y accéder pour créer des jardins et pouvoir rallier aisément le petit pavillon de chasse où certains rois aimaient chasser. (comme François Ier par exemple, avec l’arrivée de Diane et de Catherine). C’est ainsi que dans les années 1550, Diane ordonna la construction d’un pont permettant le passage du Cher. Un pavillon et un pont-levis ferme le pont. Plus tard, en 1576, c’est Catherine qui va demander à des architectes comme Jean Bullant, de créer deux étages de galeries sur ce pont, afin de rivaliser avec les autres châteaux de la Loire.et Villers-Cotterêts. Puis Henri II, le fils de François Ier, donne Chenonceau à sa favorite Diane de Poitiers dès 1547. A la mort d’Henri II en 1559, Catherine de Médicis chasse Diane de Poitiers, reprend Chenonceau et offre, tout de même, à sa rivale Diane le château de Chaumont-sur-Loire. Catherine va jouer un rôle majeur dans le faste et le renouveau de Chenonceau. Elle va ordonner alors l’édification d’une galerie enjambant le Cher, longue de 60 mètres sur 6 de large. En 1589 la reine-mère meurt, et son projet ne fût pas totalement terminé à cause de problèmes de financement et à une vague de peste qui s’empare de la région.

La visite. Dès l’entrée le faste saute aux yeux. Les pièces du rez-de-chaussée provoquent un premier émoi. A gauche, au fond, la chapelle est somptueuse malgré sa petitesse. Elle offre une luminosité extraordinaire et des vitraux de toute beauté. Au dessus du Cher, le rez-de-chaussée de la Galerie renferme les cuisines, celliers et autres pièces utilitaires, construits en réalité sur les piliers du pont. Le croisement des visiteurs est malaisé du fait de la longueur du château. Il faut faire également très attention aux nombreuses marches. Puis grimpant par l’escalier d’honneur, ce qui impressionne le visiteur est sans aucun doute la grande Galerie du premier étage. D’une longueur de 60 mètres, sans cloison, le regard est projeté loin devant soi, sans obstacle. De part est d’autres, et grâce à une vingtaine de fenêtres, le Cher semble traverser le château. Un miracle et une prouesse architecturale. Au niveau supérieur, au deuxième étage, les appartements royaux, les chambres de Diane de Poitiers, de Catherine de Médicis, ou encore de Louise Dupin rivalisent de fastes et de décorations. Pour terminer, un espace scénographique a été installé dans la galerie du deuxième étage, renfermant alors quelques trésors appartenant au château. Teintures, bijoux, objets précieux, archives, … le château de Chenonceau livre ses plus beaux secrets.

Au dehors. Des jardins somptueux, classés MH en 1962, attendent le visiteur. Lorsqu’on sort du château, à sa gauche l’on trouve les jardins de Diane de Poitiers, et à sa droite les jardins de Catherine de Médicis. Même en botanique la reine-mère Catherine voulait toujours se sentir au dessus de sa rivale Diane. Un labyrinthe est à découvrir dans le parc du château. Un musée de cire a été construit dans les anciennes écuries du château, permettant alors de compléter la visite.

Une visite inoubliable, à ne manquer sous aucun prétexte. Pour les plus jeunes un livret-jeu a été créé. Des visites en visio-guidage ou audio-guidage sont aussi disponibles. Bémol, une visite malaisée pour les personnes handicapées moteur.

Des jardins, au château, des vestiges médiévaux à la Renaissance, du patrimoine naturel au culturel, Chenonceau propose un saut dans le temps, une visite sensible et surprenante !

Plus d’informations sur la visite : http://www.chenonceau.com/index.php

Johnatan Savarit

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