Cathédrale Saint-Maurice / 49 / Angers

Depuis le château d’Angers, le clocher de la cathédrale Saint-Maurice forme l’autre repère de la ville. Haut lieu spirituel, ce patrimoine religieux recèle 1001 merveilles à commencer par sa chaire en bois, son orgue magistral, ses ornementations en sculptures, ses vitraux illuminés et son retable à couper le souffle. Religieux, magie et art s’entrechoquent. Une très belle découverte au grès de mes balades.

Cathédrale Saint-Maurice

A contempler. Dès les abords de la cathédrale, l’édifice se montre généreux de par ses proportions et son architecture. La tour porche se révèle pharaonique de par sa hauteur. Ici, un sentiment de vertige s’empare de chacun. Au sommet de cette tour plusieurs sculptures surplombent toute la ville. C’est l’architecte Jean de Lespine qui fait édifier en 1533 cette massive construction où l’on trouve des statues de Saint-Maurice et de sept de ses compagnons. Avant de pénétrer à l’intérieur de l’édifice, vous devez passer par le portail à statues-colonnes représentant des personnages de l’Ancien Testament.

Statue de saints au sommet de la tour porche

L’intérieur. Vous êtes plongé en plein cœur de la cathédrale mi romane mi gothique. Ici, vous contemplent vitraux, modillons, orgue et autre retable. Le maître-autel quant à lui attire le regard. En position central, fait de marbre et doré à la feuille d’or, il scintille comme s’il voulait nous dire quelque chose. Comme si la lumière dorée symbolisait la lumière céleste et divine placée à l’est de la cathédrale. Le reste du mobilier est somptueux. La chaire monumentale datant du XIXe siècle est magistralement sculptée et détaillée. Les thèmes de l’église militante et l’église triomphante y sont développés : statue de sainte-Cécile, la sainte patronne des musiciens. Les vitraux, datés du XIIe et XIIIe siècles, sont de véritables trésors lumineux à part entière. De style angevin, l’Enfance du Christ, le martyr de Sainte-Catherine, la Dormition de la Vierge et le martyr de saint-Vincent surplombent chaque pèlerin, chaque visiteur. Les roses datent quant à elle du XVe siècle : peintures sur verre, d’un profond réalisme, véritable art médiéval inégalable.

Surprise. Une fois à l’est, passé les vitraux des transepts et le maître-autel ; il ne vous reste plus qu’à revenir sur vos pas, en direction de l’ouest. Oh surprise ! Trône sur une tribune, juché juste au-dessus de la porte d’entrée de la cathédrale, l’orgue majestueux de l’édifice. Rapprochez-vous, n’hésitez pas. Arrêtez-vous quelques instants pour admirez de plus près les magnifiques sculptures en bois qui soutiennent alors cette tribune richement ornée. Après quelques photographies, le style Louis XV vous subjugue. Soutenu par des Atlantes – sorte de statues masculines révélatrices d’un monde passé et perdu – l’orgue résonne musicalement, fait chanter les boiseries, danser les vitraux et autres modillons de l’édifice religieux. Le mécanisme de l’orgue a été revu par l’illustre Cavaillé-Coll à la fin du XIXe siècle afin de perpétuer chants et sonorités.

Laissez-vous surprendre par une architecture, une décoration, un mobilier et une atmosphère presque céleste de cet édifice religieux. Passez la porte, vous êtes transporté dans un univers religieux et artistique où chacune des disciplines s’entremêlent dans un concert spirituel et révélateur de ce monde à mi-chemin entre le Moyen-âge et le monde contemporain.

Johnatan Savarit

en savoir + : http://www.angers.fr/index.php?id=54914

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