L’enchantement de l’Islette

Voici un petit trésor déniché aux confins de la vallée de la Loire aux portes de la commune d’Azay-le-Rideau : le château de l’Islette. Abritant la relation entre les artistes Auguste Rodin et Camille Claudel, ce château enlacé par les méandres de l’Indre est un enchantement.

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Une fois passé le portail datant du XVIIe siècle et le pavillon carré d’accueil, le chemin de gravier nous conduit à un pont traversant un petit bras de l’Indre et laissant alors découvrir au fond à droite le château se dessinant. Le château étant d’une allure plutôt simple – par rapport à d’autres châteaux de la Loire beaucoup plus extravertis et exubérants – se niche dans cadre idyllique où le visiteur est amené à se promener tout autour de la riche bâtisse. D’un plan rectangulaire à 3 niveau, flanqué de deux tours massives, cet énorme logis seigneurial est achevé en 1530, peut être par les mêmes ouvriers ayant travaillés sur le château d’Azay-le-Rideau. A droite du château une grande allée permettait – été 2017 – de voir plusieurs kakémonos sur l’histoire des deux artistes qui hantent encore ces lieux chargés d’histoire. Rodin et Claudel suspendus le long de chaque tronc, nous invitant dans leur intimité pour découvrir ces deux personnages. Le tout galvanisé par le film sorti en 2017 sur Rodin. Cette allée une fois parcourue, de retour au pied du château, le son de la cloche résonne à nos oreilles. L’invitation alors à une visite guidée des lieux. Passage conseillée afin de mieux appréhender ce site et découvrir le temps d’une promenade commentée les défenses installées – traces de l’ancien pont-levis, mâchicoulis – la chapelle sur voûte d’ogive possédant des peintures murales, la salle des gardes, la grande salle, sous oublier les lettres que les deux amants artistes aimaient s’envoyer. Une parenthèse architecturale et artistique dans un écrin magnifique.

L’heure de visite passée, une déambulation dans le parc s’impose. Au gré des plantes, arbustes, rosiers, le visiteur est invité à s’installer dans un transat ou sur un banc afin de profiter à 100% de cet environnement propice à la farniente. A l’ombre d’un arbre ou alors rendez-vous au salon de thé, chacun peut choisir. Ce dernier niché dans l’ancien moulin banal offre également une sorte de p’tite plage de galets où chaises et tables attendent le promeneur. Au son des cliquetis de l’eau, au frais de l’Indre, un repos mérité.

Un détour obligé pour tout passionné d’histoire et d’arts. Longtemps considéré comme le p’tit frère du château d’Azay-le-Rideau, pour ma part il n’en est rien. Il me semble bien différent de par des aspects, chacun ayant ses intérêts. A chacun de faire le jeu des différences si cela vous dit. Rendez-vous dès le 1er mai 2018 pour la réouverture de ce site incontournable, loin du sentier archi battu des grands châteaux de la Loire.

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