Comment dormir au Moyen-Âge ?

La Chambre au Moyen-Âge :

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La chambre et son mobilier :

La chambre idéale est lambrissée et planchéisée. Elle est dotée de plusieurs fenêtres tendues de parchemins ou papier huilé laissant passer la lumière du jour tout en préservant le dormeur du froid. Dans les chambres des dames, les nourrices allaitent près de la cheminée ou encore brodent au coin du feu. La chambre possède toujours une légère brise, c’est pourquoi on dort presque toujours en étage élevé. Le lit est à l’écart des fenêtre (sauf si volet) et surtout de la porte. Dans els châteaux, la chambre est équipée d’un sas d’entrée appelé tournavent ou ostovent. L’air nocturne est accusé de provoquer les mauvais rêves. Au sol on a des nattes en paille tressée voire même des tapis d’Orient en guise de descente de lit dans les chambres princières. A côté du lit, on trouve une chaire bien pratique pour accueillir un visiteur, pour s’habiller ou se faire raser/peigner. Au pied du lit se trouve un grand coffre à linge. A l’intérieur huile d’olive, feuilles de laurier, pétales de roses et lavande servent à éloigner les mites et à parfumer. Non loin du lit, un buffet nécessaire pour poser pichet et verre.

Le lit à une place est rare, quasiment réservé aux moines et aux proches d’un puissant appelés à dormir au pied du lit du roi. Ainsi le chambellan dort dans une couchette glissé le jour sous le lit seigneurial. Le voyageur couche sur des lits précaires : hamac, lit de camp, lit de vent.

Les lits d’enfants : couffin de paille, hamac suspendu dans le vide au dessus du lit des parents. Les berceaux sont étroits, surélevés pour éviter que les animaux ne s’en prennent au bébé et doter de patins arrondis permettant de le bercer.

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La literie :

Au XIVe siècle, un haut dossier s’ajoute à la tête de lit pour garder de la froideur des murs. Le lit est placé dans une alcôve qui assure obscurité et conservation de la chaleur. Il n’existe pas de sommier, le fond est fait de planches de bois ou d’un treillis de cordages pour les enfants et grabataires. Toujours au XIVe siècle, un toi de tissu nommé ciel s’ajoute à cet ensemble. A la fin du XVe siècle, le ciel est concurrencé par le dais épervier (forme conique). Ce n’est que vers 1490 que le lit à baldaquin avec des colonnes en bois fait son apparition. Au XVe siècle, en hiver la couette est en plumes et en été en laine ou en coton. Les plumes de canard étaient conseillées au détriment des poules qui donnent la goutte.

  • Cf : expression : « être sur la paille ».
  • Les ruraux se contentent de matériaux gratuits : végétaux comme des cosses de pois, paille de chaume ou de fourrage.
  • Cf: expression : « être dans de beaux draps » : draps en fine toile de Hollande ou en chanvre.
  • Cf : expression : « tirer la couverture à soi »: même en hiver, le feu de cheminée est éteint la nuit.

Le dormeur :

Avant d’aller dormir, une veillée s’impose. Animée d’une conversation, jeux calmes et musique, elle dure en moyenne deux heures. La durée du sommeil de l’enfant est de dix heures et pour les adultes de huit heures. On ne porte pas de vêtements de dormir.

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La chambre :

Du latin camera, elle désigne le bâtiment où la zone affectée à la résidence par opposition à la grande salle ou aula. A la fin du XVe siècle, les pièces des logis se spécialisent, des espaces intermédiaires isolent l’espace privatif. La chambre de parement est destinée aux fonctions de réception. La chambre à coucher munie de latrines et d’une garde-robe ; enfin des retraits pour les étuves, études et cabinet de travail.

Des éléments de conforts : de plus larges fenêtres à coussièges, cheminée, nattes sur les murs et les sols pour isoler, parfois des tapisseries ou des peintures murales. On trouve aussi autour du lit une chaire et au pied du lit un coffre à linge. A proximité le buffet permet de poser un pichet et des verres. Des bancs et coffres le long des murs complètent le mobilier. La chambre peut-être isolée par un sas d’entrée appelé l’ostevent ou tournavent.

Le lit est composé d’un encadrement dit le châlit et une tête de lit isole du froid. Couette de plumes pour les nobles et paillasse de paille pour les pauvres. Des draps de chanvre et traversins complètement le linge de lit. Le lit est rarement individuel, les invités partagent le lit de leurs hôtes. Dans la paillasse on ajoute des plantes qui servent à repousser puces et punaises. Le châlit est enduit d’eau de feuilles de sureau, sachets de roses, lavande ou violette. Que l’on soit prince ou paysan on dort nu mais coiffé d’un bonnet de nuit.

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Le dîner :

La chambre peut se transformer en salle à manger ; Sur une crédence on présente de la vaisselle de luxe, propre à impressionner les hôtes. Une longue nappe appelée longière recouvre la table. Le couteau est apporté par chaque personne. La fourchette d’origine italienne est apparu sous Henri II.

Prendre son bain :

Dans certains châteaux, on trouve des étuves proche des chambres. Très souvent, par souci de confort on prend son bain dans la chambre. On trouve alors un cuvier en bois muni d’un drap. Les médecins préconisent de se laver les dents tous les jours et les cheveux toutes les semaines.

 Les plantes médicinales : eau de rose, menthe, cannelle. 

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