De briques et de pierres, le charme de la Ferté-Saint-Aubin

De briques et de pierres dans un écrin de vert et d’eau.

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En plein cœur du Loiret, au Sud d’Orléans, le château de la Ferté Saint-Aubin se dresse fièrement sur son île artificielle. Entouré de douves en eau, le bâtiment est entouré par la rivière du Cosson, ce qui lui donne un caractère romantique. Du XIe siècle jusqu’à nos jours, partez à la découverte d’un château à l’histoire familiale. Une idylle où vous sera dévoilée la vie quotidienne dans une demeure d’exception.

En dehors des sentiers battus des grands châteaux de la Loire, nous sommes emportés par l’histoire de la famille de la Ferté Sénectère, bâtisseurs de cet endroit iconique. Une fois la calèche garée… heu la voiture stationnée, nous sommes invités à emprunter l’allée centrale pour s’avancer vers le porche monumental muni à l’origine d’un pont-levis. Tel un garde, il faut montrer patte blanche avant de continuer la découverte de ce lieu. De part et d’autre de cette avant-cour, deux immenses écuries se font face. L’une conserve sa vocation première, on y a trouvé des boxes à chevaux et une collection d’harnais et de mords. Les propriétaires ont pensé à nos âmes d’enfants en disposant plusieurs jeux anciens en bois. Cela permet de fixer les familles, et ça marche bien. Entre jeux de quille, d’adresse et de réflexe, nous avons passé un bon moment plein de détente.

Suite à la découverte des écuries, nous passons aux choses sérieuses. Direction le château en tant que tel. Le bâtiment face à nous, de briques et de pierres, se composent de trois parties, la partie gauche datant du XIe siècle, le corps central et l’aile droite datant de l’époque Louis XIII. Pour découvrir les intérieurs, il faut monter les quelques marches de la terrasse en belvédère donnant sur la cour avant. Le vestibule annonce la couleur avec ses deux portraits des anciens propriétaires – la famille La Ferté Sénectère – et les deux statues qui accueillent chaque visiteur.

Ensuite, le rez-de-chaussée est une véritable succession de pièces meublées : salon, salle de billard, salle à manger, dépense, salle des gardes. Dans chacune d’entre-elles, les propriétaires ont essaimé des jeux d’adresse afin de nous prendre au jeu. Bien joué !

Au premier étage, les chambres, le grand salon et salle des Gardes ont gardé les boiseries  et des plafonds à la française. Ici aussi, au-delà du mobilier ancien, des tapisseries et des objets de décoration, des jeux sont là comme une impression d’être chez nous.

Une fois la pause ludique effectuée, nous sommes partis à la conquête du premier des combles pour découvrir les charpentes. Toujours un coup de cœur de sentir et voir ce type d’ouvrage souvent caché. Nous avons aussi découvert des pièces sous combles dans un état de délabrement, où tapisseries murales se détachent – les rides du château selon les propriétaires. En tous cas, une ambiance particulière qui permet encore de voir l’étendue des travaux de rénovation et de restauration que demande une demeure de ce type.

En redescendant, nous plongeons directement dans les sous-sols, où cuisines, garde-manger et four à pain nous attendent. De la chaleur des combles à la fraîcheur des caves, il n’y a qu’un pas. Ces cuisines ont été entièrement restaurées en 1995 tel qu’elles étaient au XVIIIe siècle. On peut découvrir ainsi une cheminée, un four à pain, des potences à gibier, des potagers en pierre et une collection impressionnante de cuivres. C’est ici que se déroulent les ateliers culinaires pour les familles et les dégustations de vin.

Au sortir de la visite du château, le parc de 40 hectares nous ouvre ses bras. Au programme, balade dans un environnement à l’anglaise où la végétation est luxuriante : tulipier de Virginie, cèdre du Liban, cyprès, séquoia…. Le tout bordé par les bras du Cosson, ce qui donne un caractère bucolique au parc. Encore une fois, des jeux jalonnent notre balade : jeu d’échecs géant, mini-golf 15 pistes, jeu de l’oie géant … le tout entouré d’une mini-ferme. Le jeu de l’oie nous a beaucoup amusés sur les 500 mètres de parcours.

A l’arrière du château, nous découvrons l’île artificielle sur laquelle se dresse depuis la fin du XIXe siècle une chapelle. Cette dernière édifiée par la famille Dessales en 1880, suite au décès du fils de la propriétaire, sert alors de lieu de sépulture tel un mausolée. Elle est de style néogothique et nécessiterait une réfection. Mais par manque de moyens et du fait qu’elle soit non classée Monument historique, elle ne peut se refaire une beauté. Malgré tout, le charme opère.

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Une très belle pépite où nous avons été invités à décortiquer ce château romanesque du sous-sol au plafond.

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Johnatan Savarit

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