Collioure la Belle

Après un périple de 7h de route et plus de 700 km avalés, nous arrivons enfin à destination, et quelle destination. COLLIOURE. Ville du sud, entre terre et mer, accrochée sur la côte Vermeille, nous tombons sous le charme, comme avant nous de nombreux artistes peintres et visiteurs.

Petit port de plaisance, sa crique abrite l’église Notre-Dame des Anges si remarquable et le château Royal protégeant la rade. Forteresse militarisée et de plaisance pour de nombreux rois, nous sentons ici l’influence espagnole et française qui a longtemps façonné le lieu. Le site prodigieux de par ses remparts, sa crique, ses eaux parfois tumultueuses et sa lumière si particulière, a longuement fasciné les artistes du XIXe et surtout du XXe siècle. Aujourd’hui, loin des préoccupations militaires, cette cité est devenue un havre de paix pour les touristes, se découvrant aux détours de ses ruelles, jetées et chaussées. Entre terre et mer, voici notre promenade dans cette magnifique Collioure.

Entourant les plages de galets et ses nombreuses terrasses de cafés colorés, le clocher rose de l’église Notre-Dame des Anges – dont le dôme n’a été rajouté qu’au début du XIXe siècle – se donne en spectacle. Vedette parmi les autres, on n’a d’yeux que pour elle. Majestueuse, elle se joue de la lumière et des vagues qui viennent lécher ses soubassements. Comme un tableau, nous sommes invités à la prendre sous toutes ses coutures au travers de plusieurs cadres en métal disséminés çà-et-là afin de créer nous-mêmes notre propre œuvre d’art. Un jeu dont nous nous prêtons aisément.

Eglise Notre-Dame des Anges de Collioure

Datant du XVIIe siècle, ce monument religieux abrite un véritable trésor d’art baroque. Des sculptures à profusion et de magnifiques retables richement ornés et vêtus d’or Un éclat dans l’écrin. Ici nous vous offrons un avant-goût du retable du maître-autel, réalisé par l’artiste catalan Joseph Sunyer. Ce retable de Saint-Jean est tout à fait inouï. Cette église préfigure la volonté de Vauban de reconstruire un édifice religieux comme il l’entendait. Ce dernier ayant fait raser la petite église Sainte-Marie pour édifier celle que l’on voit de nos jours.

Demeure des rois de Majorque du XIIIe au XIVe siècle, devenu ensuite une forteresse à la fin du Moyen-Âge, puis lieu de villégiature des rois d’Aragon, rois d’Espagne et rois de France, le château royal se transforme au fil de la Renaissance et de la période classique. Devenue une prison pour les républicains espagnols en 1939, ce monument historique s’offre aujourd’hui au regard des visiteurs.

Château royal – demeure des rois de Majorque, d’Aragon, de France

Les abords donnent envie de flâner, de prendre son temps autour d’un verre sur les nombreuses terrasses, de se balader. Le vent s’invitant le jour de notre venue, nous avons connu quelques péripéties pour nous accrocher à nos baskets lorsque nous avons empruntés les jetées et les chaussées, afin de toucher au plus près cette mer déchaînée. Ce qui explique que cette destination a le vent en poupe au final.

Un séjour qui s’est poursuivi en visitant d’autres sites de la région : les nombreuses caves de Mas Amiel ou encore de Banuyls (avec modération), le site remarquable des Orgues de l’Islette, la forteresse de Salses, l’abbaye de Saint-Martin du Canigou ou encore les nombreuses randonnées dans les Pyrénées, proposant ainsi la découverte du patrimoine naturel au détour des nombreuses sources chaudes et eaux thermales de souffre.

La belle Collioure, entre jalousie envers ceux qui y habitent et fascination, nous avons été ensorcelés.

Johnatan Savarit

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